Vase en grès Lucien Gaillard (1861-1942) et atelier de Glatigny (1897-1902)
- Dimensions :
- H31 x L23 x P23
- Couleur :
- gris
- Matériaux :
- céramique, porcelaine et faïence
- Style :
- art nouveau
Lucien Gaillard (1861-1942) à l'atelier de Glatigny (1897-1902) Important vase en grès. A panse basse, col à boules. La monture est en argent 800/1000 au poinçon sanglier. Epoque Art Nouveau, 1900. Cachet Glatigny au dessous, signé L. Gaillard sur la base en argent. Magnifique travail d'une extrême qualité. Hauteur: 31, 5cm. Diamètre: 23cm environ. Diamètre au col: 6, 5cm. Très bon état, un trou d'électrification. *Lucien Gaillard, né le 13 novembre 1861 et mort le 23 novembre 1942 à Paris, est un orfèvre, bijoutier et verrier français, l'un des maîtres de l'Art nouveau. Lucien Gaillard est issu d'une famille de bijoutiers: son grand-père, Amédée Alexandre Gaillard (1811-1882), fonde en 1840 à Paris une entreprise de bijouterie d'art, transmise à son fils Ernest (1836-1909). Lucien est formé comme apprenti par son père dès 1878 et prend en 1892 la direction de l'établissement parisien situé au 107 rue La Boétie. Il devient membre de la Chambre syndicale des bijoutiers, joailliers et orfèvres. En 1900 à Paris, ses créations sont distinguées lors de l'exposition universelle, où il reçoit le Grand Prix dans sa spécialité. Sept ans plus tôt, il était déjà membre du jury de l'exposition de Chicago. En 1902, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Son style est profondément lié au japonisme. Dans son atelier, des artistes venus de Tokyo travaillent à ses côtés des matières comme la corne ou la laque. À partir de 1904, sa production d'objets d'art prend de l'ampleur. Il produit des vases, des pommeaux de canne, des peignes à cheveux, des broches, des pendants, inspirés de motifs floraux et animaliers (abeille, papillon, libellule, serpent, etc.), à partir de pierres et de métaux précieux. Libellules en corne, or, émeraudes, diamants, émail et citrine, 1904, Rijksmuseum, Amsterdam. En tant que dinandier, il s'intéresse de près aux patines, aux vernis et aux alliages. Vers 1910, il élargit sa production à celle du verre.