Maximilien Luce (1858-1941) - Dessin au fusain, pierre noire - Cheval
- Dimensions :
- H23 x L28 x P5
- Couleur :
- noir
- Matériaux :
- lin
- Style :
- classique
Maximilien Luce (1858-1941) Dessin au fusain, pierre noire et réhauts de crayon bleu sur papier. Cheval de trait. Cachet de la vente d'atelier de l'artiste en bas à droite. Cadre en bois doré et sous verre. Dimensions avec cadre: 23, 3x28, 5cm. Dimensions hors cadre: 9x14, 5cm. Très bon état. *Luce, peintre néo-impressionniste. Les premiers tableaux connus de Maximilien Luce datent de 1876. Il choisit d’évoquer la vie quotidienne de son entourage et les paysages qui lui étaient familiers. En 1887, il exposait pour la première fois au Salon des Artistes Indépendants. C’est ainsi qu’il fit la rencontre décisive de Georges Seurat, de Camille Pissarro et de Paul Signac qui lui acheta un tableau, La Toilette. Luce pratiqua dès lors la nouvelle technique de la division des tons. Mais, loin d’adopter le regard détaché de Seurat, il décrivit le monde contemporain avec passion. Il trouva dans les lois du contraste des tons une façon de donner plus d’impact à la couleur, ce qui convenait à son tempérament. Quant à la discipline qu’exigeait la pratique de la touche divisée, elle favorisa l’expression d’un raffinement chromatique inattendu du monde ouvrier. Certains de ses paysages peints à Paris, à Saint-Tropez, en Bretagne, en Normandie ou à Londres relèvent d’un art remarquablement synthétique. Luce fit toujours preuve d’une prédilection pour les nocturnes, les crépuscules, et apprécia les effets du fog londonien. Il fut également un grand portraitiste, réservant ses talents à ses amis. Le très sensible profil du jeune Signac, penché sur l’œuvre en cours; la raideur délibérée du critique Félix Fénéon; l’attention amicale d’Henri-Edmond Cross entouré de ses toiles et de ses pinceaux. Les lumières du Pays noir. En 1895, à l’occasion d’un séjour à Bruxelles Luce se rendit à Charleroi et découvrit le Borinage, alors en pleine expansion industrielle. Fasciné par cet univers, il y retourna l’année suivante et séjourna encore dans la vallée de la Sambre.