Paire de Chandeliers à 3 feux, Marius Giuge, Vallauris, 1960
- Dimensions :
- H37 x L21 x P21
- Couleur :
- blanc
- Matériaux :
- céramique, porcelaine et faïence
- Style :
- vintage
Grande paire de candélabres à trois lumières de 37 cm de hauteur, formés d'enroulements au sommet et à la base du fût, construit directement comme piètement en décor "écume d'eau". La couleur blanche de ces modèles est parsemée d'alvéoles noires qui contrastent avec l'émail clair. La technique utilisée pour obtenir cet effet était d'ajouter des composants chimiques à l'émail: elon le dosage choisi, cela créait des variations de taille et de profondeur des cratères. Ce décor, inventé par Marius Giuge, inspira la céramique « Fat Lava » très populaire en Allemagne à la fin des 1960-1970. Cette paire de chandeliers est un exemple iconique de la production de Marius Giuge dans les années 1960-1970. Chaque chandelier est signé sous la pièce: tampon MARIUS GIUGE – VALLAURIS sur chaque pied. Marius Giuge, figure vallaurienne incontournable (1909-1980) traverse les 30 glorieuses avec des formes classiques aux émaillages qui côtoient le kitsch. Il hérite du savoir-faire de son père, Philippe, installé à Vallauris et auprès duquel il apprend le métier de potier. En 1947, il ouvre son propre atelier. Il y travaille d’abord des productions traditionnelles avant de se convertir à la céramique décorative. Excellent artisan potier, ses ateliers furent prospères. A la fin des années 1960, il développe son fameux décor dit en "écume d'eau", créé en ajoutant des composants chimiques à l'émail pour obtenir des variations de taille et de profondeur des cratères. Ce décor, appliqué sur des pièces de grande taille aux formes inspirées par les antiquités grecques, est emblématique de sa production. Il sera suivi en Allemagne de l’Ouest dans les manufactures industrialisées de l’après-guerre, qui développeront a leur tour le « Fat Lava ». En 1975, Marius Giuge transmet à son tour son atelier à sa fille, également céramiste, perpétuant ainsi l’histoire d’une tradition familiale. Faisant face aux conséquences des chocs pétroliers, l’atelier fermera définitivement en 1980.